Pour éviter la grande route, nous avons donc remonté la côte tant que nous avons pu à quelques centaines de mètres de la mer. Chilaw, Puttalam, Kapitiya paradis des kites surfeurs donc du vent en permanence, le vent ami et ennemi du cycliste. C'est la côte de l'océan indien au dessus de Negombo. La mer à cet endroit est bien plus calme que dans le sud la majeure partie de la journée. Le soir elle s'agite un peu sous la poussée du vent. Beaucoup moins dangereuse nous pouvons largement profiter des bains de mer. Les plages disons la plage est déserte et seulement occupée de temps en temps par les cabanes des pêcheurs. Les pêcheurs nous invitent à monter dans leur barque pour visionner la barrière de corail. Les embarcations sont de plusieurs types. Certaines en fibre, donc légères sont équipées de moteurs puissants permettent aux pêcheurs de rejoindre rapidement les lieux de pêche et de ramener thon, sardines, raie... mais aussi dans les filets quelques morceaux de corail ! D'autres plus légères, ressemblant à de grosses planches à voile sont utilisées pour la proximité. Un simple tronc de bambou coupé en deux sert de pagaie. Les hommes rament la plupart du temps debout. Ces pêcheurs de proximité ramènent dans leurs filets des petits poissons qu'ils préparent immédiatement en coupant la tête, puis probablement séchage et salage. Des cages sortent les gambas, langoustes et grosses crevettes. Le prix du poisson est vraiment bas. Un srilankais a acheté 3kg de sardines pour 100 roupies ! Ce qui fait dans les 80 centimes d'euros !
Nous décidons de laisser de côté la cité bouddhiste d'Anuradhapura. Un rassemblement de visiteurs venus de toute la planète, des guesthouses hors de prix pour le service et au final une cité semblable à Polonnoruwa et surtout nous manquerions de temps !
Pour la fin de notre séjour nous sommes à Malawali le retour. Nous rejoindrons Negombo et notre hôtel de départ la veille de notre vol pour Singapour. La journée sera destinée à faire quelques courses. En effet, les routes, la piste et la charge transportée ont eu en partie raison de l'un de mes pneus. Il reste un peu de gomme mais nous devons encore rouler un peu en Thailland. Je tenterai donc de trouver mon bonheur.
A Malawali nous sommes surpris par le prix des hôtels. C'est vrai que nous voulons un bel hôtel pour la fin de notre séjour, nous abandonnons donc désormais les guesthouses. En cherchant un peu nous trouvons un superbe hôtel mais le prix n'est vraiment pas dans notre budget. Certes nous n'avons pas eu la suite de l'hôtel mais une chambre plus que très bien pour un prix très raisonnable moins qu'un formule1. Comme en dehors du circuit classique l'hôtel est vide. La logeuse, très sympathique fait avec son personnel tout ce qu'elle peut pour nous satisfaire. Elle a un homme à tout faire, piscine, ménage, serveur, course... De nos ballades au bord de la plage nous rapporterons à l'hôtel gambas, langoustes et poissons tout juste sortis du filet des pêcheurs et cuisinés le soir par notre logeuse. Elle trouve même que nous obtenons des pêcheurs de très bons prix.
Comme sur toute la côte il y a dans l'hôtel des cocotiers. Nous avions remarqué que des cordes liaient tous les arbres entre eux. Nous pensions que cette disposition prévenait contre la courbure des arbres par le vent.... rien de tout cela ! De temps en temps un homme monte sur l'un arbre dont le tronc est spécialement aménagé par des cales en coque de noix de coco. Arrivé au sommet de l'arbre, l'homme prend une noix de coco qui est coupée en deux et suspendue à une branche de l'arbre. Il verse un liquide recueilli dans un bidon. Il taille un peu la branche et remet la noix en place. Puis tranquillement il se lance sur les fils pour rejoindre l'arbre voisin et recommence les mêmes gestes. Nous nous interrogeons sur cette sève... Alcool nous dit on ! Le liquide sert à fabriquer l'arrak l'alcool du srilanka. Nous tenterons l'expérience ! Pas de monter aux cocotiers mais de tester l'alcool local !
Une bonne fin pour un séjour cycliste de plus de 1400 kilomètres pas toujours passionnants eu égard à l'usage de certaines routes en particulier sur l'axe Dambulla Kandy. Nous avons eu beaucoup de plaisir à parcourir la campagne en dehors des circuits classiques. Par chance nous n'avons eu que deux ou trois heures de pluie et un ou deux jours avec un soleil voilé. Les difficultés à trouver un hébergement sont maintenant derrière nous. Il reste tout de même de notre avis et de l'avis d'autres voyageurs que les guesthouses, hôtels etc pratiquent des prix un peu élevés pas vraiment en rapport avec les service rendus. La palme revint au triangle culturel. Dans l'ensemble les gens sont très accueillants. Un peu moins dans les sites touristiques probablement l'habitude des contacts. Dans les campagnes les gens sont rarement indifférents et cherchent toujours le contact. Les Hi, where are you going, where you come from , what is your name etc. bien pesant parfois sont rangés aux souvenirs comme les klaxons... terribles les klaxons.
Voilà voilà...
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