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samedi 7 février 2015
réparation vélo mais pas que....
Hier soir nous en étions resté avec un vélo pas hors d'usage mais difficile de pédaler tout de même.
Sur les conseils du petit mécano de notre village près de kata...nous prenons la route de Tissa..; à un peu plus de douze kilomètres. Je ne suis pas expert mais après quelques kilomètres je mets le pied à terre ... à ce rythme là nous ne sommes pas arrivés et la roue aura encore plus de dégats. Le deuxième véhicule passant sur la route s'arrête et charge os vélos derrière sur la plate forme. Le chauffeur fait des sourires et indique qu'il ne parle pas anglais. Il a cependant bien compris que nous voulons nous rendre à Tissa dans une bicycle shop. Durant le parcours nous échangerons quelques sourires c'est tout.
Arrivés à Tissa nous stoppons devant le temple. L'homme gratte une petite bandelette de papier, descend de son véhicule, joint les mains très respectueusement et met son papier ans une espèce d'urne en ferraille..; une prière et un don ! Il remonte sans un mot et au bout de quelques mètres demande à un passant "... bicycle....." Il demande en cingalais le marchand de vélos.
Nous y voilà. Il y a une boutique qui vend les pièces et une petite shop plus loin c'est le garage. L'homme de la boutique me vend un dérailleur et une chaîne pour la somme de 500 roupies et me précise que je peux lui ramener si cela ne convient pas. Au passage 500 roupies c'est un peu plus de trois euros !
Direction maintenant le garage. Comme hier dès que nous sommes sur la pas de la porte le mécano prend en charge le vélo et un autre homme, semblant être le boss, vient vers nous. IIl y a pas mal de dégats sur le vélo. Des rayons cassés, la patte de dérailleur cassée, le dérailleur en mauvais état. Le mécano ne semble pas affolé par l’état du vélo. Il commence à démonter le tout. On pense souvent que la taille des rayons est un problème... pas ici ils ont une machine pour les faire à la taille qu’ils veulent. La machine manuelle fait aussi le filetage. j’en prend trois. Pour la patte de dérailleur en aluminium, ils n’ont pas cherché longtemps “weli”. Je sais maintenant que “ weli” phonétiquement c’est “ souder”. Le boss enfourche son vélo la pièce en morceaux dans les mains. Pendant ce temps le mécano s’affairera sans un mot mais beaucoup de sourires sur mon vélo... changement de chaine, réglage etc... deux australiens que nous avions croisé la veille s’arrêtent devant la boutique. la femme très dynamique s’affaire sur mon vélo après que je lui aies donné quelques informations. Elle semble maitriser le sujet. Elle regarde son vélo, rapproche ma patte de la sienne et me dit nous avons des pattes pour notre vélos cela pourrait le faire... peut être. We comeback! Ces deux cyclistes reviendront quelques minutes plus tard avec leur pièce en essayant par tous les moyens de résoudre notre souci... sans succès mais vraiment sympathique ces gens là. Le boss revint entre temps avec la pièce soudée et un large sourire. Le tout est remonté sans problème. Je sens bien et tous nous sommes d’accord cela ne semble pas très solide tout de même !
Il est maintenant temps de payer la facture.... total 520 roupies une fortune qui me poussera à donner 200 roupies au mécano en pour manger. Nous sommes restés dans la boutique le temps de la réparation et nous en avons vu passer du monde, curiosité pour nos vélos, intérêt pour la réparation. Nous décidons de nous rendre en guise de test à la plage à environ 12 kilomètres. Sur la route c’est un ballet de jeeps remplies de touristes fièrement installés lancés à la conquête du fameux parc de Yala. Comme hier nous sommes interpelés par le businessman du coin. Au bout de la route, un temple, une plage et des locaux qui se baignent en famille. Une grande retenue d’eau en amont de la mer sert de lavoir. C’est là le Si Lanka pauvre à deux pas des couillons perchés sur les jeeps mais bon ...
La chaleur est intense et nous prenons le chemin du retour. Ce qui je pense devait arriver , arriva.. la soudure n’a pas tenue... rebelotte. Nous sommes à cinq kilomètres de Tissa ! Impossible de rouler. Nous rejetterons les sollicitations des arnaqueurs du coin prêt à nous amener à Tissa pour 1000 roupies. Au final un petit camion de bois s’arrêtera et me conduira chez le garagiste. catherine ne voulant pas monter dans la camion, me rejoindra à la shop ! Le garagiste a tout de suite compris en m’apercevant dans le camion . Même scénario pas de panique, prise en charge du vélo. Catherine sera là très vite. Je discute avec le mécano et le boss et nous tombons d’accord. Le mieux est de faire une patte en acier ‘ steel’' is better. Un motard est en faction devant la boutique, le patron prend son casque de moto et m’explique qu’il revient dans une demi heure environ. OK no problem. Il passera un coup de fil à son employé et je vis bien à la tête du petit gars que ce n’était pas très bon. Confirmé, le patron revient alors sans pièce montable. Il parait soucieux et je pense qu’il cherche une solution. Ni une ni deux il part au fond de son magasin et revient avec un dérailleur sri lankais. Les deux hommes positionnent la pièce sur mon vélo. Ils échangent , manipulent l’engin dans tous les sens, pointent un coin font mine de percer. Je comprends qu’ils vont en fait adapter le dérailleur sri lankai sur mon cadre sans rien changer sur mon vélo. Après quelques aller et retour le tour est joué. Le montage parait solide. Le test est concluant. Nous reprenons la route vers notre hotel situé à douze kilomètres dans le parc de Yala. Bon test cela fonctionne à merveille... je roule maintenant en partie sri lankai ! Au passage une deuxième facture ... 200 roupies !
Demain nous reprenons la route en direction de Buttala, une bonne partie du parc à traverser avec peut être quelques rencontres... nous ne souhaitons pas trop de jeeps !
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